Les PME gèrent un flux incessant de factures fournisseurs. Alors il est normal de se questionner sur les coûts de cette gestion active de factures. Si une partie des factures peut être numérisée par une solution dédiée de Gestion Documentaire, vous économisez du temps, de l’argent et de l’espace de stockage qui pouvait être réservé à l’archivage papier.
Selon le Billentis Report 2024, le volume mondial des factures atteint désormais 560 milliards par an, dont 125 milliards déjà dématérialisés, avec une croissance annuelle projetée de 10 à 20 % jusqu’en 2028. En France, ce défi s’amplifie : Chorus Pro a traité près de 83 millions de factures en 2024, marquant une hausse continue liée à la transition vers la facturation électronique.
Le coût moyen d’une facture papier oscille encore entre 10 et 15€ contre 1 à 3€ pour une version électronique.
Pourquoi calculer le coût de traitement d’une facture fournisseur ?
Calculer le coût papier vs le coût digital est essentiel pour justifier la dématérialisation des factures.
Bien que cet article s’oriente sur la gestion des factures fournisseurs, une vision d’ensemble comme le déploiement d’une solution de Gestion Électronique des Documents (GED) en entreprise permet de fluidifier les process métiers, archiver l’ensemble des documents clients et fournisseurs et réduire les coûts globaux de l’archivage papier.
Concrètement, quand un dirigeant de PME découvre que ses 300 à 1 000 factures fournisseurs lui coûtent chaque année 30 000 à 120 000 € de trop (alors qu’une solution GED + facturation électronique les divise par 3 à 5), la décision devient évidente et immédiate.
Calculer vos coûts de traitement de facture fournisseur devient la preuve ; un argument financier pour votre entreprise, et aussi un axe d’investissement non négligeable dans la digitalisation de vos processus.
Les différents types de coûts du traitement des factures fournisseurs
Le coût réel d’une facture fournisseur ne se limite pas à ce que l’on voit immédiatement. Il se compose de trois grandes catégories que la plupart des PME sous-estiment jusqu’au jour où elles les additionnent.
Coûts directs (impression, affranchissement, saisie manuelle…)
Ce sont les dépenses immédiatement visibles et comptabilisées :
- impression et facture papier,
- affranchissement et frais d’envoi en cas de retour ou de relance,
- saisie manuelle des données dans le logiciel comptable,
- consommation de fournitures (toner, agrafes, chemises, classeurs),
- éventuels frais bancaires liés aux paiements tardifs.
Ces coûts sont les plus simples à identifier, mais ils ne représentent souvent que 30 à 40 % du coût total réel.
Coûts indirects (erreurs, retards, stockage papier, audit…)
Ils sont liés au temps passé et aux ressources mobilisées sans être facturés directement :
- temps passé par les collaborateurs à trier, faire circuler, valider et archiver les factures,
- stockage physique (location ou amortissement des mètres carrés d’armoires et d’archives),
- recherches lors d’un contrôle fiscal ou d’un audit interne,
- retards de paiement entraînant des pénalités ou des pertes d’escompte de règlement anticipé,
- correction des erreurs de saisie et gestion des litiges avec les fournisseurs.
C’est généralement dans cette catégorie que se cache la plus grande partie des pertes.
Coûts cachés rarement pris en compte (traçabilité, impacts réputation, conformité…)
Ils n’apparaissent sur aucun poste de dépense, mais impactent lourdement la trésorerie et la sérénité de l’entreprise :
- manque de traçabilité et risques de doublons ou de factures frauduleuses,
- perte de visibilité sur les engagements et les dates d’échéance,
- impact réputation auprès des fournisseurs en cas de retards répétés,
- risques de non-conformité fiscale (notamment avec la réforme 2026),
- source de stress additionnel pour les équipes comptables face à des processus chronophages et répétitifs.
Quand on additionne ces trois niveaux, le coût moyen d’une facture papier dépasse largement les 10-15 € de coûts directs. Bien sûr une entreprise fait toujours en sorte de réduire au maximum ces points de friction, mais quand ils subviennent, ce sont des efforts, du temps et de l’argent qui peuvent rejoindre un coût “global” de gestion des factures.
Facture papier, facture électronique : quelles sont les différences ?
De manière très concrète, voici des chiffres de retours sur investissement (ROI) basés sur des études récentes.
Une facture papier coûte 10 à 15 € en moyenne (saisie, archivage, erreurs).
La version dématérialisée permet de réduire ce coût entre 0,40€ à 7,50 €, soit –45% à -90% par facture.
Par exemple, pour un traitement de 500 factures/mois, c’est de 50k€ à 75k€ d’économisé !
Gains indirects :
- La réduction erreurs et de relances (-30% temps comptable),
- Productivité +40-60% sur des tâches à + forte valeur ajoutée
- Conformité & RPGD : réduire les risques de litiges
Chez Konica Minolta par exemple, nos GED accélèrent ce retour via OCR/IA sécurisée
Dans quelles situations une entreprise doit conserver des factures papier ?
Dans tous les autres cas (factures B2B françaises à partir de 2026, factures PDF simples aujourd’hui, factures structurées via PDP), la conservation électronique authentique (avec horodatage, signature électronique et piste d’audit fiable ou via une PDP) remplace totalement le papier et a exactement la même valeur juridique et fiscale (article A102 B-2 du Livre des procédures fiscales, mis à jour 2024).
En résumé : dès aujourd’hui, plus de 90 % des factures fournisseurs que vous recevez peuvent (et devraient) être archivées uniquement en numérique dans une GED sécurisée. Vous n’avez plus besoin d’entasser des tonnes de papier dans vos armoires pour rester en règle.
Besoin d’être tranquille à 100% pour la réforme de 2026 sur la facturation électronique ? Nos solutions de GED Konica Minolta intègrent automatiquement la conservation à valeur probante et la connexion aux PDP.
L’avantage de passer à la dématérialisation des factures pour les entreprises
Comprendre en 2 minutes l'intérêt de la facturation électronique
Quelles sont les obligations liées à la dématérialisation de vos factures
- Réduction des coûts de traitement des factures
- Gain de temps
- Amélioration de la conformité
- Meilleure traçabilité
- Expérience utilisateur améliorée
Quelles sont les obligations liées à la dématérialisation de vos factures
En matière d’émission de factures dématérialisées, les entreprises doivent respecter certaines obligations comme l’utilisation d’une signature électronique qualifiée pour garantir l’authenticité de l’origine, l’intégrité du contenu et la lisibilité des factures, ou l’emploi d’un système EDI (Échange de Données Informatisé) conforme à une norme convenue entre les parties.
Concernant la conservation des preuves, les factures dématérialisées doivent être archivées pendant une période minimale de 3 ans (délai de reprise fiscale) et 6 ans pour les documents comptables, afin de respecter les exigences légales en matière de stockage et d’accès aux informations.
La facture électronique obligatoire en 2026
Initialement prévue en juillet 2024, la facturation électronique deviendra obligatoire pour l’ensemble des opérations réalisées entre entreprises établies en France et assujetties à la TVA, avec un déploiement progressif à compter du 1er septembre 2026.
Dès le 1er septembre 2026, toutes les entreprises devront être en mesure de recevoir des factures électroniques, tandis que les grandes entreprises et ETI devront également les émettre. Les PME et TPE auront jusqu’au 1er septembre 2027 pour l’obligation d’émission.
Cette obligation couvrira les livraisons de biens, les prestations de services situées en France, ainsi que les acomptes liés à ces opérations. Elle vise à renforcer l’efficacité et la transparence des transactions commerciales tout en luttant contre la fraude fiscale. Avec 2026 qui approche à grands pas, il est crucial de commencer dès maintenant à évaluer les impacts positifs de ce changement réglementaire sur vos processus comptables.
La mise en place de la facturation électronique obligatoire s’accompagnera de nouvelles mentions à inclure sur les factures, telles que l’adresse de livraison des biens lorsqu’elle est différente de l’adresse du client, ou encore le paiement de la taxe d’après les débits lorsque le prestataire a opté pour cette méthode. Ces exigences supplémentaires visent à assurer une traçabilité et une clarté accrues pour les parties concernées.
Chez Konica Minolta, nous accompagnons déjà les PME dans cette transition : nos solutions de GED, via nos partenaires, sont agréées PDP (Plateformes de Dématérialisation Partenaires (PDP) -> désormais appelé (PA pour Plateformes Agréées) pour une conformité fluide et une réduction immédiate de vos coûts de gestion.
Passer à la facturation électronique
Sources :
Bilentis Report 2024 – Global Partner for E-invoicing, Tax Compliance & Process Automation
La gestion des factures fournisseurs est cruciale pour une entreprise car elle garantit le respect des délais de paiement, la maîtrise des dépenses, l’exactitude des comptes financiers, et la relation positive avec les fournisseurs.
La durée de conservation des documents d’entreprise est fixée par la loi. Ainsi, les livres et les registres comptables, ainsi que les pièces justificatives (bon de commande, de livraison ou de réception, facture client et fournisseur, etc.) doivent être conservés pendant dix ans.
Pour améliorer la productivité dans le traitement des factures fournisseurs, envisagez d’automatiser les tâches répétitives, de mettre en place un logiciel GED (gestion électronique des documents), et de former le personnel aux meilleures pratiques de gestion des factures (dématérialisation des factures et facturation électronique obligatoire).
Une solution de gestion des factures fournisseurs automatisée offre des avantages tels que l’économie de temps, la réduction des erreurs, l’amélioration de la visibilité sur les dépenses, la conformité fiscale, la facilité de suivi des paiements, etc.
Pour choisir un logiciel de gestion des factures fournisseurs adapté à votre entreprise, évaluez vos besoins spécifiques, la taille de votre entreprise, votre budget, et recherchez des fonctionnalités telles que la numérisation OCR, l’automatisation des flux de travail, et l’intégration avec votre logiciel de comptabilité.
La reconnaissance automatique des factures par OCR (Optical Character Recognition) est une technologie qui permet de numériser et d’extraire automatiquement les informations pertinentes à partir de factures papier ou électroniques : l’identité du fournisseur (SIRET, contact, adresse, etc.), la référence de la facture, le montant facturé…
L’extraction des données via l’OCR ou océrisation permet de réduire les erreurs humaines, accélère le traitement des factures et améliore l’efficacité globale de la gestion financière de l’entreprise.