Le cloud hybride est-il fait pour les PME ?

Trop onéreux, budget indisponible, pas d’utilité pour l’organisation, manque de ressources IT… le cloud est boudé par les PME. Seuls 16 % des PME françaises disent avoir l’intention d’adopter une infrastructure cloud au cours des trois prochaines années.

Même constat pour les applications cloud, d’après l’étude Konica Minolta Opinium. Pourtant, une stratégie cloud est essentielle pour rester compétitif.

Le cloud public : idéal pour bénéficier rapidement de ressources informatiques mais avec des limites

Le cloud offre certains avantages indéniables. Il est facile à déployer, évolutif et, de manière générale, économique. D’après l’étude réalisée par Frost et Sullivan,  la majorité des responsables informatiques interrogés (62 %) déclarent que leur stratégie cloud est essentielle pour maintenir leur compétitivité dans le secteur.

Parmi les raisons stratégiques et tactiques évoquées :

  • gérer l’augmentation des données (facteur cité comme « important » dans la décision en faveur du cloud par 70 % des décisionnaires informatiques) ;
  • réduire les contraintes de maintenance qui pèsent sur le personnel informatique (70 %) ;
  • positionner l’entreprise pour qu’elle puisse tirer parti des nouvelles technologies (68 %) ;
  • réduire les coûts (67 %) ;
  • fournir des services plus rapidement (64 %) ;
  • libérer du personnel pour qu’il se consacre à l’innovation (62 %) ;
  • Favoriser la flexibilité de l’entreprise et la réactivité au marché (58 %).

 

Pourtant, les charges de travail ne sont pas toutes déployées de manière optimale dans le cloud public. En effet, le stockage des données ou l’usage d’applications reste notamment dépendant de la qualité de la connexion Internet, de la disponibilité et de la sécurité des data centers. D’ailleurs, les responsables informatiques interrogés citent les contraintes suivantes, qui n’incitent pas à déployer une charge de travail spécifique dans le cloud public :

  • la sécurité/risque d’accès non autorisé aux données et aux applications (61 %) ;
  • la performance des applications faible ou irrégulière (53 %) ;
  • la conformité/souveraineté numérique (53 %) ;
  • le modèle de paiement à l’utilisation du cloud/retour sur investissement (49 %).

Trouver le juste milieu avec la flexibilité du cloud hybride

Pourquoi ne pas simplement continuer de travailler avec un stockage sur site ? Cette organisation pose d’autres problèmes de sécurité, demande plus d’espace libre dans les bureaux, d’avoir une assistance informatique dédiée, et n’inspire pas un sentiment de progrès sur le lieu de travail.

Les caractéristiques les plus importantes du cloud hybride, à savoir la constance et la facilité d’intégration, correspondent aux besoins des PME qui ont peu, voire pas, de ressources informatiques dédiées. Un système informatique tout-en-un centralisant le management de l’infrastructure et du cloud public, tout en gérant la sécurité des données, leur serait tout à fait adapté.

Le cloud hybride assure donc une unicité et une centralisation des outils de management des solutions et de la sécurité. Il permet aux PME de gagner en flexibilité en gérant le cloud comme s’il était sur site. Celles-ci gagnent ainsi en rapidité d’exécution et d’évolution. Elles peuvent également favoriser le travail collaboratif entre les équipes avec des solutions intégrées.

Sources : Etude Konica Minolta Opinium sur les problématiques des PME en matière d’informatique (août 2018) – Rapport Frost & Sullivan : Maximiser le potentiel de votre cloud hybride avec Microsoft Azure Stack (juillet 2018) 

4 septembre 2019
Ce contenu vous intéresse ?
Imprimez-le !