Posté le 03/02/2016
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L’objectif zéro papier est-il le vœu pieu du XXIème siècle ?

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Développement Durable

Au cours de la dernière décennie, l’explosion du volume des informations a engendré l’ère du tout numérique, qui aurait vocation à supplanter le papier réputé nocif pour l’environnement. Selon un discours majoritairement admis, une feuille imprimée implique l’abattage d’un arbre alors que le numérique est propre et sans nuisance.

Cette opposition manichéenne entre les deux technologies se traduit-elle dans l’organisation des entreprises ? Loin s’en faut. Afin de gérer l’accroissement exponentiel de leurs échanges internes et externes, de concilier leurs différents besoins d’impression et de transmission d’informations, les entreprises se trouvent confrontées à des choix complexes d’organisation, dans un objectif de compétitivité, de performance et de RSE.

Pour le SNESSII, Syndicat National des Entreprises de Solutions et Systèmes d’Information et d’Impression, (dont Konica Minolta est l’un des adhérents), document papier et document numérique sont complémentaires et ne doivent aucunement être mis en opposition. Si chacun possède forces et faiblesses, leur usage mal maîtrisé peut avoir un impact négatif sur un plan écologique comme économique. Dès lors, trouver un point d’équilibre est une nécessité.

Une réalité nuancée

Le volume d’informations échangé dans le monde atteindra 35 trillions de Gigabytes en 2020, auquel les entreprises contribuent à 20 %! Les entreprises sont confrontées à un flux d’information que l’usage généralisé des TIC contribue à rendre toujours plus vaste, immédiat et complexe à traiter.

La voie du bureau sans papier est-elle incontournable dans une volonté de développement responsable ? Retour sur la réalité en chiffres extraits du livre blanc du SNESSII : Le SNESSII expert de la technologie hybride pour la gestion de l’information des entreprises.

Le papier est-il dévastateur ?

  • La surface de la forêt française a progressé de 2/3 en 200 ans.
  • Les fibres utilisées dans la fabrication du papier proviennent pour 70% de bois de coupes d’éclaircie nécessaires à la croissance des forêts, les 30% restants de déchets d’activité des scieries.
  • Les papetiers utilisent du bois éco-certifié bénéficiant d’un label de gestion durable PEFC ou FSC.
  • En 20 ans les investissements éco-responsables de l’industrie papetière ont généré une diminution de 80 % des rejets dans l’eau et de 30% des consommations d’énergie.
  • Le papier peut se recycler 5 fois sans que sa qualité soit altérée. Selon l’ONF, en France, près de 60% de l’ensemble des supports imprimables (papier, cartons d’emballage, etc.) est fabriqué à partir de vieux papiers.

Les technologies de l’information et de la communication sont-elles vertes ?

  • Chaque collaborateur d’une entreprise française de 100 personnes envoie en moyenne 33 courriels par jour (taille moyenne 1Mo). Les émissions de gaz à effet de serre de ces envois représentent,sur la base de 220 jours ouvrés par an, 13.6 tonnes équivalent CO2 soit 13 allers-retours Paris New-York.
  • Un internaute français effectue en moyenne 2,6 recherches sur Internet par jour, soit 949 recherches par an (365 jours/an). Sur la base de 29 millions d’internautes en France, les émissions de Gaz à Effet de Serre représentent 287 600 tonnes équivalent CO2, soit 3 fois le trajet de la Terre et la Lune.
  • Un rapport de Greenpeace estime que si les data centers et les réseaux de télécommunications poursuivent leur expansion au niveau d’aujourd’hui, ils utiliseront en 2020 autant d’électricité que la consommation actuelle des États-Unis. La France compte une centaine de ces centres de données qui consommeraient aujourd’hui près de 10% de l’électricité nationale.
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