La question pour 2026 n’est plus de choisir entre cloud et statu quo, mais quel modèle pour des territoires aux capacités inégales. Trois options se dessinent, combinables :
- L’hybride : garder en interne ou en cloud souverain les données sensibles — état civil, RH, social — et confier le reste à des offres classiques, moins coûteuses.
- Le cloud de confiance : s’appuyer sur les offres qualifiées SecNumCloud, dont le catalogue s’élargit — une dizaine de prestataires qualifiés et une douzaine de candidatures en cours d’instruction début 2026.
- Le partenaire référent : pour les communes sans DSI, déléguer le cadrage, la migration et l’exploitation à un intégrateur qui connaît le secteur public.
L’État donne le tempo. Sa doctrine « cloud au centre », pilotée par la DINUM, a porté le marché interministériel Nuage public à 84 millions d’euros de commandes en 2025, en hausse de 62 %. Les territoires suivront, à leur rythme.
Aucune de ces options n’est gratuite. Les offres souveraines restent souvent plus chères que les hyperscalers, de 20 à 40 % selon les comparatifs. Le vrai arbitrage des collectivités se joue là : entre le prix de la souveraineté et celui de la dépendance.
Le chiffre de 2025 renseigne surtout sur la transformation de la commande publique. Les collectivités posent désormais leurs conditions : où vivent les données, qui peut y accéder, à quel coût en sortir. L’adoption du cloud par les collectivités se jouera sur ce terrain. La prochaine édition du baromètre dira si le seuil de 30 000 habitants a commencé à redessiner la carte des territoires.