La sécurité arrive en tête des critères de choix d’un prestataire informatique, devant la confiance et l’expertise. L’étude Quorum 2025 chiffre la hiérarchie : sécurité (69 %), confiance (64 %), expertise technique (58 %), qualité du SAV (46 %). Le prix ne vient qu’ensuite.
La sécurité numérique d’une commune n’est plus une option de confort. Les collectivités stockent des données d’état civil, des fichiers sociaux, des coordonnées d’administrés. Une paralysie du système bloque la paie, l’urbanisme, les services à la population. La menace est documentée : en 2024, l’ANSSI a traité 218 incidents visant des collectivités, soit 14 % de l’ensemble des incidents qu’elle a gérés sur l’année, dont 33 de criticité élevée, pour l’essentiel des rançongiciels et des vols de données, selon le panorama de la menace de l’ANSSI. La pression se lit dans les intentions : 61 % des décideurs placent la cybersécurité en priorité pour 2026.
La confiance, deuxième critère, recouvre autre chose qu’une promesse commerciale. Elle se mesure à la transparence sur l’hébergement des données, à la clarté des engagements contractuels, à la réversibilité en fin de contrat. Un élu engage sa responsabilité juridique sur ces sujets. Il veut un prestataire qui décroche quand le site de l’école est défiguré un vendredi soir, pas une hotline injoignable. Le même besoin de vigilance ressort côté entreprises dans le Baromètre de la Sérénité Numérique de Konica Minolta.
L’expertise, enfin, se juge sur la connaissance du cadre public : marchés publics, RGPD, référentiel général de sécurité. Un prestataire généraliste qui ignore ces contraintes fait perdre du temps. Reste un signal préoccupant : 40 % seulement des décideurs se disent sereins face à leurs enjeux numériques. La majorité avance avec une confiance partielle dans ses propres dispositifs, et reporte une part de cette attente sur le partenaire retenu.