Les 5 outils de cybersécurité qui fonctionnent pour les PME

Les 5 outils de cybersécurité qui fonctionnent pour les PME

Les PME représentent la cible privilégiée des pirates informatiques. En 2023, on compte 330 000 cyberattaques réussies contre ces structures, contre seulement 17 000 attaques pour les grandes entreprises. En effet, leurs ressources limitées en matière de cybersécurité les rendent beaucoup plus vulnérables aux attaques. 93 % des TPE et PME ne consacrent pas de budget dédié à la cybersécurité et s’exposent donc aux pirates.

Bonne nouvelle : certains outils de cybersécurité restent accessibles et peuvent être facilement installés en interne. A minima, les pare-feu ou les antivirus permettent de limiter les accès non autorisés, d’éliminer les logiciels malveillants ou de détecter les activités suspectes.

Zoom sur ces 5 outils de cyber adaptés aux PME pour vous aider à renforcer la sécurité informatique de votre organisation.

1. Le pare-feu

Un pare-feu agit comme une barrière entre un réseau interne sécurisé et des réseaux externes non sécurisés. En fonction des paramètres de sécurité établis, l’outil est capable de laisser passer ou de bloquer les informations qui circulent du réseau externe (comme Internet) vers le réseau interne (vos ordinateurs, par exemple).

Les pare-feu agissent efficacement sur de nombreux points :

  • ils empêchent les cybercriminels d’accéder au réseau interne ;
  • ils bloquent les accès non autorisés ou les menaces ;
  • ils travaillent constamment pour détecter les anomalies.

 

Si votre PME dispose d’une connexion à Internet, vous auriez tout intérêt à utiliser un pare-feu pour protéger votre réseau. L’outil offre une première ligne de défense contre les cyberattaques et renforce la sécurité informatique des actifs numériques de votre entreprise.

2. L'authentification multifacteurs

L’authentification multifacteurs (MFA) constitue une méthode de sécurité qui nécessite plus d’une forme d’identification pour vérifier l’identité d’un utilisateur lors de la connexion à un système. Il peut s’agir de combiner, par exemple, un mot de passe que vous rédigez et une empreinte digitale, ou un code PIN avec une carte d’accès.

Concrètement :

  • l’utilisateur entre son mot de passe comme première couche de sécurité ;
  • après avoir entré le mot de passe, l’utilisateur doit fournir un second facteur, comme un code envoyé par SMS, une notification sur une application mobile, etc ;
  • le système vérifie le second facteur et accorde l’accès si les informations s’avèrent correctes.

 

En ajoutant une deuxième couche de sécurité, le système réduit les risques d’accès non autorisés même si les mots de passe s’avèrent volés ou devinés. Concrètement, si un attaquant découvre le mot de passe de l’employé par hameçonnage, il ne pourra toujours pas accéder au compte sans le code temporaire généré sur le smartphone de l’employé. De cette façon, même si le mot de passe est compromis, le compte reste sécurisé.

Toute entreprise qui manipule des données sensibles (informations personnelles, financières, etc.) devrait implémenter un système de double authentification pour protéger ces informations, a fortiori celles qui autorisent le travail à distance. En effet, les employés en télétravail accèdent aux systèmes et aux données de l’entreprise depuis des emplacements externes. Or, les réseaux publics ou domestiques s’avèrent moins sécurisés que le réseau interne de l’entreprise.

3. Les systèmes de détection/prévention d’intrusion (IDS/IPS)

L’IDS (Intrusion Detection System) représente un système de détection d’intrusion qui surveille le trafic réseau pour détecter des comportements suspects ou des violations de politiques de sécurité.

L’IPS (Intrusion Prevention System) constitue, lui, un système de prévention d’intrusion qui non seulement détecte les activités suspectes comme un IDS, mais prend également des mesures pour prévenir ou bloquer ces activités.

Les IDS et IPS surveillent en continu le trafic réseau pour identifier des anomalies. Lorsqu’ils détectent des activités suspectes, le système peut automatiquement prendre des mesures pour bloquer le trafic malveillant.

Si votre PME ne dispose pas de personnel dédié à la sécurité informatique, utiliser des IDS/IPS peut permettre d’automatiser la détection et la prévention des menaces, et in fine, renforcer votre protection.

4. Les passerelles de messagerie

Le facteur humain reste responsable de 80 % des cyberattaques. Pour éviter que les collaborateurs ne cliquent sur des emails piégés, il peut être intéressant d’installer des passerelles de messagerie. Ce dispositif gère et filtre le trafic des emails entrant et sortant de l’organisation. Il protège les utilisateurs des menaces pouvant accéder en interne par des emails.

La passerelle analyse les emails entrants pour identifier et bloquer les spams. Elle inspecte les pièces jointes des emails pour détecter et bloquer les fichiers malveillants avant qu’ils n’atteignent les destinataires. Elle peut détecter les tentatives de phishing ou autres escroqueries. En bref, elle réduit les risques d’infection par des virus ou des ransomwares, par exemple.

Toute PME qui utilise les emails comme moyen de communication principal devrait envisager une passerelle de messagerie pour protéger ses utilisateurs et ses comptes de messagerie.

5. La sécurité managée

La sécurité managée constitue une solution idéale pour les PME cherchant à renforcer leur sécurité sans les coûts et les défis liés à la gestion d’une équipe de sécurité interne. La pratique permet d’externaliser les fonctions de cybersécurité à des experts en la matière :

  • surveillance du réseau ;
  • gestion des menaces ;
  • réponse aux incidents, etc.

 

Les fournisseurs de services managés offrent des services complets :

  • surveillance continue du réseau et des systèmes de l’entreprise ;
  • mise en place d’actions préventives comme la définition d’un PRA (Plan de Reprise d’Activité)
  • gestion des menaces (avant qu’elles ne causent des dommages) ;
  • intervention en cas d’attaque (afin de minimiser l’impact sur l’entreprise) ;
  • analyse des vulnérabilités pour corriger les failles de sécurité.*

 

Konica Minolta propose une solution de services managés aux PME qui souhaitent renforcer leur sécurité informatique. Le service est entièrement géré par des experts hautement qualifiés. La couverture complète, qu’importe le lieu de stockage des données et les services offerts, deviendra votre meilleur allié contre le piratage et transformera rapidement votre informatique en atout de développement pour votre entreprise.

13 août 2024
Les questions fréquentes des PME sur les outils de cybersécurité
Quels sont les types outils de cybersécurité disponibles pour une PME en 2025 ?
  • Les firewalls nouvelle génération (NGFW) qui analysent le trafic en temps réel pour bloquer les attaques sophistiquées.
  • Les antivirus et solutions de protection des endpoints pour sécuriser tous les appareils connectés, avec des fonctionnalités avancées comme la détection comportementale.
  • Les solutions EDR (Endpoint Detection and Response) et MDR (Managed Detection and Response) qui permettent une surveillance continue et une réponse rapide aux cyberattaques.
  • L’authentification multifacteur (MFA) et authentification SSO, cruciales pour sécuriser les accès en exigeant plusieurs preuves d’identité.
  • Les systèmes de sauvegarde automatisée et plans de reprise d’activité (PRA/PCA), essentiels pour garantir la continuité d’activité en cas d’incident.
  • Les outils de filtrage avancés pour lutter contre le phishing et autres menaces de messagerie.
  • Les solutions de Cyber Threat Intelligence (CTI) qui assurent une veille proactive pour anticiper les attaques avant qu’elles ne se produisent.
Comment sécuriser une TPE des attaques informatiques sans avoir un gros budget d'infrastructure IT ?

Pour sécuriser une TPE contre les cyberattaques sans disposer d’un gros budget IT, il est essentiel de mettre en place des mesures simples mais efficaces, adaptées aux ressources limitées. Voici quelques bonnes pratiques :

  • Réaliser un diagnostic de sécurité pour identifier les risques prioritaires.
  • Mettre en place une bonne gestion des mots de passe et utiliser l’authentification multifactorielle (MFA).
  • Installer un antivirus et un pare-feu performants, facilement accessibles et peu coûteux.
  • Mettre régulièrement à jour tous les logiciels pour corriger les failles de sécurité.
  • Sensibiliser les collaborateurs aux risques d’hameçonnage (phishing) et aux bonnes pratiques numériques.
  • Sauvegarder fréquemment les données importantes, idéalement sur plusieurs supports ou dans le cloud sécurisé.
  • Recourir à des solutions cloud managées ou des offres de sécurité dédiées et proposées par certains opérateurs, qui allègent la gestion interne.

Avec ces mesures, même une très petite structure peut réduire fortement ses risques sans investissements lourds, tout en posant les bases d’une stratégie de cybersécurité progressive et adaptée.

Est-il nécessaire de prévoir un plan de reprise d'activité ?

Oui, il est essentiel pour une PME de prévoir un plan de reprise d’activité (PRA). Ce dispositif permet de garantir la remise en marche rapide des systèmes critiques après un incident majeur (cyberattaque, panne, sinistre). Sans PRA, une interruption prolongée peut entraîner des pertes financières importantes, une baisse de productivité, et une atteinte à la réputation de l’entreprise.

Comment connaître la performance d'un prestataire externe de solutions de cybersécurité ?

Pour évaluer simplement la performance d’un prestataire de cybersécurité, voici les critères à retenir :

  • Vérifier s’il possède des certifications reconnues (ex : ISO 27001), gage de sérieux et de conformité.
  • S’assurer qu’il dispose d’une équipe dédiée à la sécurité avec des processus clairs pour gérer les incidents.
  • Confirmer que le prestataire réalise régulièrement des tests de sécurité (audits, pentests) pour identifier et corriger les failles.
  • Vérifier la transparence : délai d’intervention, accompagnement, support client et interlocuteur dédié.
  • Consulter les références clients et s’assurer qu’il suit les évolutions des cybermenaces.
Quel est le rôle de l’ANSSI dans la cybersécurité des PME en France ?

L’ANSSI élabore et diffuse des recommandations claires et adaptées pour aider les entreprises à choisir et déployer les outils de sécurité efficaces, même avec des moyens limités.

L’ANSSI sensibilise aussi aux risques, propose des guides pratiques et met à disposition des référentiels indispensables pour bâtir une stratégie de cybersécurité solide, incluant la gestion des accès, la protection des postes, la sauvegarde des données et la détection des intrusions.

Pour une PME, suivre les bonnes pratiques ANSSI aide à prioriser les investissements en cybersécurité et à adopter des solutions adaptées telles que l’authentification forte, les antivirus, l’EDR/MDR, la segmentation réseau et les plans de reprise d’activité, apportant ainsi une meilleure résilience face aux cyberattaques