Qu’est-ce que l’e-reporting et comment le mettre en place ?

L'essentiel à retenir

 

  • L’adresse IP peut être consultée sur l’écran ou le rapport de configuration de l’imprimante.
  • Windows et macOS peuvent afficher une adresse IP, un nom d’hôte ou un nom de port.
  • La comparaison avec les informations de la machine permet de confirmer l’équipement.
  • Une adresse attribuée par DHCP peut changer : toute réservation doit être gérée par l’administrateur.

L’e-reporting désigne la transmission au fisc de données sur des opérations qui échappent à la facture électronique : ventes aux particuliers, échanges avec l’étranger, encaissements de prestations de services. Avec l’e-invoicing, il forme le second volet de la réforme, en vigueur depuis le 1er septembre 2026 pour les grandes entreprises et les ETI.

La DGFiP veut préremplir la TVA et mieux cibler la fraude. Les entreprises cherchent d’abord à savoir quoi déclarer, et quand. Sur le terrain, l’e-reporting de la facture électronique se joue moins sur le format des fichiers que sur la qualité des données.

E-reporting : définition et entreprises concernées

L’e-reporting vise toute entreprise assujettie à la TVA et établie en France dès qu’elle vend à des particuliers, à certaines associations ou à des opérateurs étrangers. La franchise en base de TVA n’en dispense pas. Une PME qui ne vend qu’à des entreprises françaises reste concernée par le volet paiements si elle facture des services.

Quelle différence entre e-invoicing et e-reporting ?

L’e-invoicing impose d’émettre et de recevoir au format électronique structuré les factures échangées entre entreprises assujetties établies en France. L’e-reporting couvre le reste : aucune facture à échanger, seulement des données à déclarer, souvent agrégées. Une prestation facturée à un client lyonnais relève de l’e-invoicing ; la même, vendue à un client milanais, relève de l’e-reporting.

Quelles transactions sont concernées par l'e-reporting ?

Trois familles d’opérations entrent dans le champ. Ventes B2C : un caviste déclare un montant journalier par taux de TVA. Opérations B2B internationales : un fabricant qui livre un constructeur allemand, ou un bureau d’études qui achète une licence à un éditeur américain, transmet ses données facture par facture. Encaissements, enfin, des prestations dont la TVA est exigible au paiement. La frontière reste floue : un particulier qui commande au nom de sa SCI oblige à trancher.

Quelles sont les obligations liées à l'e-reporting ?

Les obligations e-reporting consistent à transmettre, via une plateforme agréée, des données de transaction et, pour les services, des données de paiement, au rythme fixé par le régime de TVA. Le cadre réglementaire est défini. Chaque flux réclame pourtant son propre paramétrage.

Quelles données doivent être transmises ?

Les données de transaction comprennent l’identification de l’entreprise (SIREN), la période, la nature de l’opération, les montants hors taxe par taux et la TVA due. Pour les données de paiement, impots.gouv.fr précise que l’entreprise transmet la date et le montant encaissé par taux. Si la facture est passée par une plateforme agréée, ces informations transitent par son statut « encaissée ».

Quel est le calendrier de l'e-reporting ?

Le calendrier e-reporting compte deux échéances. Depuis le 1er septembre 2026, grandes entreprises et ETI transmettent leurs données. Le 1er septembre 2027, PME, TPE et micro-entreprises suivent, selon le ministère de l’Économie. Le rythme varie : trois dépôts par mois au réel normal mensuel, un par mois au réel simplifié, un tous les deux mois en franchise, d’après le tableau des fréquences de la DGFiP. Ces dates ont déjà été repoussées deux fois : avant tout arbitrage, mieux vaut connaître le calendrier de la facture électronique dans sa version à jour.

Comment mettre en place l'e-reporting dans son entreprise ?

La démarche suit trois chantiers successifs. Le dernier, l’automatisation, est souvent le plus long.

Cartographier les transactions concernées

Il faut d’abord recenser les flux par type de client et par canal, puis rattacher chacun à l’outil qui le porte : ERP, logiciel comptable, caisse, site marchand. Les surprises naissent dans les flux annexes : une refacturation de frais à une filiale belge, un abonnement logiciel américain payé par carte.

Vérifier la qualité et la disponibilité des données

Un SIREN absent, un code pays erroné, un taux de TVA saisi à la main : chaque anomalie fausse un dépôt. Un audit des référentiels clients et fournisseurs repère doublons et champs vides. Reste à distinguer biens et services, et à repérer les opérations dont la TVA est exigible à l’encaissement. Ce dernier point prend souvent plus de temps que le paramétrage de la plateforme.

Adapter ses logiciels et ses processus de facturation

ERP, logiciel comptable, GED et plateforme agréée doivent échanger sans ressaisie, faute de quoi un dépôt tous les dix jours devient intenable. Il s’agit d’interfacer la caisse et le site marchand pour l’agrégat B2C et de remonter le statut « encaissée » depuis le rapprochement bancaire. Pour préparer sa GED à la facture électronique, mieux vaut partir des flux cartographiés que des fonctionnalités de l’outil.

Quelle plateforme choisir pour gérer l'e-reporting ?

Le choix porte sur une plateforme agréée, seul intermédiaire immatriculé par l’administration. Les logiciels non immatriculés, appelés solutions compatibles, doivent s’y raccorder. Au 4 octobre 2026, trois entreprises assujetties sur quatre avaient désigné une plateforme de réception et plus de 20 millions de factures avaient circulé, selon le bilan de Bercy rapporté par Moneyvox.

Quel est le rôle d'une plateforme agréée ?

La plateforme agréée contrôle et achemine les factures électroniques, puis transmet les données fiscales au portail public de facturation, relais vers la DGFiP. Pour l’e-reporting, elle collecte agrégats B2C, données internationales et statuts de paiement. Pour comprendre les circuits de la facture électronique, retenons qu’elle ne corrige rien en amont : une donnée fausse dans l’ERP arrive fausse au fisc.

Quels critères prendre en compte pour choisir sa solution ?

Cinq critères départagent les offres :

  • Intégration : connecteurs natifs avec l’ERP, le logiciel comptable et la GED.
  • Couverture des flux : domestique, international, B2C et paiements.
  • Tenue de charge : volumes en fin de décade et pics de clôture.
  • Traçabilité et sécurité : journal des dépôts, piste d’audit, hébergement.
  • Accompagnement : reprise des référentiels, paramétrage, formation.

Le prix d’appel pèse moins que le coût des intégrations. Une plateforme bon marché mais mal connectée renvoie les comptables à la ressaisie.

Comment se préparer à l'e-reporting et à la facture électronique ?

L’e-reporting se prépare dans le même projet que la facture électronique. Le traiter à part revient à financer deux fois les mêmes interfaces. Pour comprendre la réforme de la facture électronique, mieux vaut raisonner en chaîne de facturation qu’en obligation déclarative.

Faire de la réforme un projet de dématérialisation global

Puisque la réforme oblige à structurer les données, autant revoir toute la chaîne : capture des factures fournisseurs, circuits de validation, rapprochement avec les commandes, archivage à valeur probante. Une GED reliée au logiciel comptable conserve les justificatifs des flux déclarés. Les raisons de dématérialiser ses factures avec une GED dépassent donc la seule conformité.

Se faire accompagner dans sa mise en conformité

Konica Minolta analyse d’abord les flux de facturation, puis dématérialise et automatise les circuits documentaires. Son offre de GED dédiée à la facture électronique, KOMI Doc, s’appuie sur l’immatriculation de plateforme agréée d’Open Bee et se décline de la TPE aux structures plus complexes. Le diagnostic des flux vient avant l’outil, jamais l’inverse.

Pour les grandes entreprises, l’e-reporting tourne déjà. Les PME disposent de moins d’un an avant septembre 2027, assez pour cartographier leurs flux si elles commencent tôt. Une fois le fisc alimenté presque en continu par la facture électronique et l’e-reporting, combien de temps la déclaration de TVA restera-t-elle un exercice que l’entreprise remplit elle-même ?

11 octobre 2026
FAQ - e-reporting et facture électronique
Un micro-entrepreneur en franchise de TVA doit-il faire de l'e-reporting ?

Oui, à partir du 1er septembre 2027, s’il vend à des particuliers ou à des clients étrangers. Un graphiste indépendant qui travaille pour des clients privés transmettra des totaux journaliers, regroupés par période de deux mois civils. Ne pas collecter de TVA ne le place pas hors du dispositif : seul le rythme de dépôt est allégé.

Que risque une entreprise qui oublie une transmission d'e-reporting ?

Une amende de 500 € par transmission manquante, plafonnée à 15 000 € par année civile, depuis le durcissement voté en loi de finances pour 2026, selon Le Coin des Entrepreneurs. Avec trois dépôts mensuels au réel normal, le plafond peut être atteint en moins d’une année de défaillance.

Les ventes en magasin réglées en espèces entrent-elles dans l'e-reporting ?

Oui. Le moyen de paiement ne change rien : toute vente à un particulier fait partie du montant agrégé déclaré pour la journée. Les tickets de caisse ne sont pas transmis un par un. Le logiciel de caisse doit simplement restituer un total fiable par taux de TVA.

L'e-reporting supprime-t-il la déclaration de TVA ?

Non. L’entreprise continue de déposer sa déclaration de TVA mensuelle, trimestrielle ou annuelle. Les données reçues servent d’abord à l’administration pour recouper les montants, puis, à terme, à préremplir cette déclaration. L’entreprise reste responsable des chiffres qu’elle valide, préremplis ou non.

Peut-on confier l'e-reporting à son expert-comptable ?

Oui, sur mandat. Le cabinet peut piloter les dépôts, mais ceux-ci passent toujours par une plateforme agréée. La responsabilité fiscale reste celle de l’entreprise : en cas d’omission, c’est elle qui supporte l’amende. Le mandat doit donc préciser qui contrôle les données avant chaque échéance.