AccurioLabel fête ses 10 ans : une décennie d’innovation au service de l’étiquette numérique

Accuriolabel

Lancée en 2016, la gamme AccurioLabel a progressivement transformé le paysage d’un secteur de l’impression numérique en pleine mutation, où la demande de personnalisation et de courts tirages n'a cessé de croître. Cette évolution s'inscrit dans un contexte industriel marqué par la transition de l’analogique vers le numérique : selon une étude Smithers Pira, 45 % des presses à laize étroite installées dans le monde en 2022 étaient numériques, contre moins de 20 % une décennie auparavant.

Retour sur 10 ans de succès

Lorsque Konica Minolta présente sa première presse d’étiquettes numériques, l’AccurioLabel 230, le marché traverse une période charnière. Les commandes croissantes en petites et moyennes séries sont difficiles à rentabiliser avec les technologies flexographiques et offset traditionnelles.

Dès son arrivée, l’AccurioLabel 230 a parfaitement répondu à cette problématique grâce à une solution d’impression électrophotographique capable de produire des étiquettes sans temps de préparation ni plaques, avec une qualité d’image comparable aux procédés conventionnels.

Ce succès encourage le développement de l’AccurioLabel 400, machine plus productive destinée aux volumes élevés. Avec une vitesse d’impression de 39,9 mètres par minute en quadrichromie et une résolution de 1200 x 2400 dpi, cette presse s’impose comme une alternative crédible aux équipements analogiques pour des tirages jusqu’à 3 000 mètres linéaires.

En dix ans, Konica Minolta est ainsi devenu un acteur majeur de l’impression numérique d’étiquettes, mais aussi l’un des leaders de l’ennoblissement numérique grâce à l’intégration de la gamme MGI JetVarnish dans son offre.

Découvrir l’AccurioLabel 400

Les évolutions successives sur la décennie

Du quadri au cinquième groupe couleur

L’évolution la plus significative de la gamme AccurioLabel réside dans l’introduction du toner blanc en cinquième groupe couleur. Cette innovation ouvre de nouvelles perspectives créatives, notamment pour l’impression sur supports métalliques ou transparents, ainsi que pour la réalisation d’étiquettes « invisibles » sur des contenants translucides.

La haute opacité du blanc en un seul passage permet aux transformateurs d’étiquettes de se positionner sur des marchés jusqu’alors réservés aux techniques d’impression traditionnelles, particulièrement dans les secteurs des boissons, de la cosmétique et des vins et spiritueux.

La compatibilité avec une large gamme de substrats constitue un autre axe majeur d’innovation. L’AccurioLabel 400 accepte des supports allant de 76 à 270 microns d’épaisseur, qu’il s’agisse de papiers adhésifs brillants ou mats, de films synthétiques (YUPO, PET, PP) ou de matériaux d’origine végétale. Cette polyvalence répond à la demande croissante de supports durables, tels que le Grasspaper, permettant aux imprimeurs de se différencier sur les segments du bio et des cosmétiques naturels.

Flux de production et automatisation

Au-delà du matériel, Konica Minolta a considérablement investi dans l’optimisation des flux de production.

Le logiciel AccurioPro Flux notamment, enrichi de l’option Label Impose, automatise les opérations d’imposition qui constituent traditionnellement un processus long et complexe. Ici, tout devient facile :

  • création automatique de répétitions sur la bande d’étiquettes,
  • ajustement libre de l’espacement entre colonnes et lignes,
  • ajout de repères standard ou personnalisés pour la finition hors ligne.

L’intégration de fonctionnalités d’impression en données variables (VDP) directement dans le flux de production constitue une autre réponse pragmatique aux besoins de personnalisation. Les opérateurs peuvent traiter des fichiers CSV contenant textes, codes-barres et QR codes, et générer automatiquement les variantes d’étiquettes nécessaires. Cette capacité s’avère particulièrement pertinente pour les campagnes marketing personnalisées, les éditions limitées et la traçabilité des produits.

Le module « Intelligent Quality Care » assure quant à lui la stabilité et la reproductibilité des couleurs tout au long du tirage, grâce à un contrôle en temps réel de la densité, du repérage et de l’uniformité des couleurs. Ce système de calibrage automatique minimise les interventions manuelles et garantit une qualité constante, du premier au dernier mètre imprimé.

Ennoblissement numérique : l'apport de MGI JetVarnish

L’acquisition de MGI par Konica Minolta a permis d’élargir l’offre vers l’ennoblissement numérique d’étiquettes, en réponse à un besoin croissant du marché. La gamme MGI JetVarnish, et notamment le modèle JetVarnish 3D WEB 400, complète parfaitement les presses AccurioLabel. Parmi les atouts clés, citons notamment :

  • des effets de vernis sélectif,
  • des effets de dorure à chaud numérique,
  • des effets de relief tactile.

Cette technologie constitue une alternative durable à l’ennoblissement traditionnel. Elle élimine les plaques et les outils coûteux, et réduit considérablement les déchets.

L’ennoblissement numérique permet également aux transformateurs d’étiquettes de proposer des finitions sophistiquées sur des courts tirages, ouvrant de nouveaux marchés dans les secteurs premium où l’apparence de l’étiquette joue un rôle déterminant dans la décision d’achat. Cette intégration verticale de l’impression et de l’ennoblissement positionne Konica Minolta comme le seul acteur capable d’offrir une solution globale pour l’étiquette numérique, de l’impression à la finition.

Impacts concrets pour les clients et chiffres clés

Une croissance portée par les transformations du marché

Selon les données de Smithers Pira, le marché mondial des étiquettes imprimées, évalué à 41,75 millions de dollars en 2021, progresse à un rythme annuel d’environ 6 %.

La part du numérique dans ce marché ne cesse de croître : plus de 50 % des transformateurs d’étiquettes possèdent désormais des presses numériques, contre une minorité il y a dix ans. Cette évolution structurelle reflète les changements dans les habitudes de consommation et les stratégies marketing des marques, qui privilégient désormais la flexibilité et la réactivité.

Pour les imprimeurs, l’adoption de l’AccurioLabel se traduit par des bénéfices économiques tangibles. L’absence de plaques et la réduction drastique des temps de préparation permettent de rentabiliser les tirages dès quelques centaines d’exemplaires, là où les technologies conventionnelles nécessitent plusieurs milliers d’unités pour atteindre le seuil de rentabilité. La réduction du gaspillage de supports pendant les phases de mise en train constitue également un facteur d’économie significatif, particulièrement sur les substrats coûteux.

Retour sur investissement et transformation des modèles d'affaires

Si l’investissement initial dans une presse numérique d’étiquettes peut sembler élevé comparativement à certains équipements analogiques, l’analyse du coût total de possession révèle une équation économique favorable.

Les dérouleurs et enrouleurs de l’AccurioLabel 400 acceptent des rouleaux jusqu’à 800 mm de diamètre.

  • Résultat : la production se fait en continue, avec moins d’interventions.
  • Autre avantage : le grand réservoir de toner prolonge l’autonomie, tandis que les capacités de tirage de 3 000 mètres de linéaires autorisent la consolidation de plusieurs travaux.

La capacité de produire des étiquettes personnalisées, des éditions limitées ou des variantes de packaging pour des tests marketing ouvre des opportunités commerciales inexistantes avec les procédés traditionnels. Plusieurs imprimeurs témoignent avoir développé par exemple de nouveaux segments de clientèle grâce à cette flexibilité, notamment dans les secteurs des produits artisanaux, des micro-brasseries et des cosmétiques en marque blanche.

Perspectives pour les dix prochaines années

Intelligence artificielle et durabilité

Les dix prochaines années devraient confirmer l’accélération de l’automatisation dans les flux de production des étiquettes. Cela pourra se traduire notamment par :

  • l’intégration de l’intelligence artificielle pour la détection prédictive des défauts,
  • l’optimisation automatique des impositions,
  • l’omniprésence de la maintenance préventive,
  • le renforcement du monitoring en temps réel des paramètres de production, couplé à des algorithmes d’apprentissage automatique,
  • l’optimiser automatiquement les réglages en fonction des supports et des conditions environnementales.

L’émergence des étiquettes « intelligentes » intégrant des fonctionnalités RFID, NFC ou des capteurs est également à surveiller de près. Si ces applications restent aujourd’hui marginales en raison de leur coût, l’impression numérique pourrait faciliter leur déploiement en permettant la personnalisation de masse des étiquettes fonctionnelles.

Adossée à la dimension technologique, la durabilité s’impose elle aussi comme une tendance de fond. Au-delà des supports d’origine végétale ou recyclables, la demande porte notamment sur :

  • des encres et toners à faible impact environnemental,
  • des process économes en énergie,
  • la recyclabilité complète de l’étiquette avec son support.

C!Print 2026 : vitrine des innovations

Le salon C!Print de janvier 2026 constituera pour Konica Minolta l’occasion de présenter les dernières évolutions en date.

Le salon permettra de mettre en avant les réussites de nos clients à travers ces outils. Le pari initial de Konica Minolta sur l’étiquette numérique, qui pouvait sembler audacieux en 2016, s’est révélé visionnaire au regard des évolutions du marché.

Alors que le groupe continue d’investir massivement dans ce domaine, l’avenir de l’étiquette numérique s’annonce toujours plus riche en innovations. Entre créativité renforcée, production durable et efficacité économique, la prochaine décennie promet de repousser encore les limites de ce que l’on croyait possible en matière d’impression d’étiquettes.

20 novembre 2025