Combien coûte l’infogérance pour une PME ?

L'essentiel à retenir
  • Une infogérance standard coûte le plus souvent entre 40 et 100 € HT par poste et par mois, et jusqu’à 150 € quand la sécurité renforcée et la sauvegarde testée sont incluses.
  • Le prix affiché compare mal les offres, car la détection sur les postes (EDR), la sauvegarde, les interventions sur site et les projets sont souvent en option ou hors périmètre.
  • Un informaticien interne revient à 55 000 à 85 000 € par an tout compris selon les prestataires, pour un seul profil et sans relais pendant ses absences.
  • Pour une PME, une cyberattaque dépasse largement le budget annuel d’un contrat standard pour 10 à 25 postes.
  • L’usage de l’IA par les salariés et la sécurité du prestataire lui-même pèsent dans le prix, et doivent être écrits noir sur blanc dans le contrat.
  • Un chiffrage fiable part de votre parc réel et non d’une grille générique.

En moyenne, une PME paie entre 40 et 100 € HT par poste et par mois pour une infogérance standard (supervision, assistance, mises à jour, antivirus géré). Il faut compter 80 à 150 € dès que la sécurité renforcée et la sauvegarde testée sont incluses. Pour 20 postes, le budget se situe donc le plus souvent entre 800 et 2 000 € par mois.

Il n’existe pas de tarif précis à vous donner, seulement des repères.  Seul un état des lieux de votre parc permet de chiffrer juste.

Les fourchettes de prix par niveau de service

Le prix d’une infogérance dépend du niveau de service choisi : plus le contrat couvre de sécurité, de sauvegarde et d’engagements de délai, plus le prix par poste augmente.

Niveau Prix par poste et par mois Ce que l’on y trouve en général
Supervision seule 15 à 40 € Surveillance et mises à jour, assistance facturée à part
Essentiel 30 à 60 € Assistance, antivirus géré, mises à jour
Standard 40 à 100 € Essentiel + supervision, sauvegardes, reporting mensuel
Étendu 80 à 150 € Standard + EDR, double authentification, sauvegarde externalisée testée, gestion Microsoft 365
Infogérance totale 150 à 250 € Étendu + pilotage stratégique et astreinte

Chaque serveur géré se facture en plus, de 100 à 500 € par mois selon sa criticité. Une couverture 24h/24 ajoute 20 à 40 % au contrat selon les prestataires.

Trois modèles de facturation

  1.     Le forfait au poste est prévisible et suit votre effectif.
  2.     Le forfait global est confortable, mais chaque évolution de périmètre passe par un avenant.
  3.     La régie, de 70 à 150 € de l’heure, cela peut paraître économique mais son défaut est structurel : le prestataire n’est payé que lorsqu’il faut intervenir, donc personne n’est présent pour la maintenance/prévention.
    Selon les prestataires, la régie devient plus chère qu’un contrat dès 5 à 15 postes.

Comment situer son budget ?

Ces calculs sont indicatifs. Hors licences et projets.

Profil Contrat Par mois Par an
TPE de 10 postes 100 % cloud, niveau standard à 60 à 100 € 600 à 1 000 € 7 200 à 12 000 €
PME de 25 postes 2 serveurs, un site, standard + 150 à 400 € par serveur 1 800 à 3 300 € 21 600 à 39 600 €
PME de 60 postes 3 serveurs, 2 sites, niveau étendu (80 à 150 €) + 150 à 400 € par serveur 5 250 à 10 200 € 63 000 à 122 400 €

 

Chaque profil correspond à un enjeu différent :

  1.     TPE de 10 postes : vous ne dépendez plus du collègue « qui s’y connaît », dont le temps passé sur les imprimantes, les mots de passe et les mises à jour n’apparaît sur aucune facture.
  2.     PME de 25 postes : l’enveloppe est du même ordre que le coût d’un seul administrateur, qui ne couvre ni la nuit, ni les congés, ni la sécurité.
  3.     PME de 60 postes : ce niveau se justifie quand une demi-journée d’arrêt bloque la production ou la facturation.

Les chiffres cybersécurité qui peuvent justifier une facture plus élevée pour protéger votre entreprise

  1. Le piratage de compte représente 21 % des demandes d’assistance des entreprises et associations auprès de Cybermalveillance.gouv.fr, en hausse de 52 % en un an1. 
  2. L’hameçonnage (phishing) arrive en deuxième position : il motive 16 % des demandes d’assistance des entreprises, soit 29 % de demandes en plus qu’en 20241. 
  3. La fraude au virement (rançongiciel ou ransomware) entre dans le trio de tête avec 13,5 % des demandes, et son nombre a presque doublé en un an (+93 %)1.

Ces trois menaces sont liées : un mot de passe dérobé par un faux message donne accès à une messagerie, puis à de fausses demandes de paiement envoyées en votre nom. Pour une PME, le risque est immédiat : une facture détournée ou un virement parti vers un mauvais compte est une perte de trésorerie et de confiance client !

Les rançongiciels visent les PME !

L’ANSSI a recensé 128 compromissions par rançongiciel en 2025, et les PME, TPE et ETI restent la catégorie la plus touchée. 

Ces attaques sont le plus souvent opportunistes : les attaquants ne choisissent pas leur cible, ils cherchent une ouverture. L’ANSSI cite notamment des comptes VPN sans authentification forte, y compris des comptes de prestataires. Pour une PME, un tel incident peut interrompre la facturation ou la production pendant plusieurs jours.

Le temps joue contre les entreprises. Selon le DBIR 2026 de Verizon2, l’exploitation de failles est devenue le premier moyen d’entrer dans un système (31 % des cas), alors que la correction d’une vulnérabilité critique prend 43 jours en médiane. 

L’ANSSI observe de son côté que, selon les sources, environ 29 % des vulnérabilités exploitées en 2025 l’ont été le jour même de leur publication ou avant. Un parc informatique mis à jour « quand on a le temps » reste donc exposé pendant des semaines. Seul un suivi continu des correctifs, avec un délai écrit au contrat, réduit cet écart.

Une protection de base encore incomplète

Selon le baromètre France Num 2025, seules 44 % des TPE et PME utilisent l’authentification multifacteur. Or c’est la barrière la plus simple contre un mot de passe volé. Elle ne suffit pas à elle seule : l’ANSSI rappelle qu’elle n’arrête pas un attaquant déjà installé sur le poste d’un utilisateur. C’est pourquoi la sécurité repose sur un ensemble de mesures (double authentification, détection sur les postes, correctifs, sauvegardes testées) qui doivent fonctionner ensemble et en continu.

L'IA : le nouveau poste de risque que les devis ignorent

Selon Bpifrance Le Lab, 55 % des dirigeants de TPE-PME utilisaient l’IA générative fin 2025, contre 31 % un an plus tôt3. Les équipes internes sont de plus en plus nombreuses à utiliser des outils d’IA sur leurs équipements professionnels, souvent sans cadre.

L’ANSSI rappelle que l’intégration de ces services dans les flux de travail, sans cloisonnement, élargit la surface d’attaque. Les attaquants s’en servent aussi pour gagner en volume et en efficacité.

Un contrat d’infogérance peut inclure une politique d’usage, la gestion des comptes et le contrôle des données sorties vers ces outils. Demandez si c’est prévu, et à quel prix.

Haute disponibilité : quand une heure d'arrêt coûte trop cher

Pour certaines entreprises, quelques heures d’arrêt suffisent à bloquer la production, la facturation ou les commandes. 

Elles passent alors à une infrastructure en haute disponibilité : les équipements essentiels sont doublés et les services basculent d’eux-mêmes en cas de panne. L’hyperconvergence, qui regroupe calcul, stockage et réseau dans un ensemble qu’on agrandit sans arrêter la production, en est une forme.

Ce niveau d’exigence augmente le budget, car il demande plus d’équipements, des tests réguliers et une surveillance permanente. Il ne se justifie pas pour toutes les PME : selon Hiscox, deux tiers des incidents (66,8 %) entraînent une interruption de moins d’une journée. La bonne méthode consiste à chiffrer une heure d’arrêt chez vous, puis à comparer ce coût au surcoût demandé.

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S’appuyer sur un prestataire de confiance

Maintenir et surveiller un parc informatique, appliquer les correctifs dans les délais, déployer la double authentification et réagir en cas d’alerte demandent des compétences et une disponibilité que peu de PME peuvent réunir en interne. 

Un prestataire externe peut vous apporter cette continuité, mais il n’agit pas à votre place sur tout. Vous gardez la main sur les décisions qui engagent l’entreprise : qui a accès à quoi, quelles données sont sensibles, comment vos équipes sont sensibilisées. Le prestataire assure l’exploitation au quotidien.

Cette relation suppose de la transparence, car le prestataire est lui-même une cible. L’ANSSI constate des compromissions de clients à partir de prestataires, et le DBIR 2026 relève qu’un tiers intervient dans 48 % des brèches. 

Choisir son partenaire, c’est donc exiger des engagements écrits : ce qui est inclus, les délais d’intervention et de correction, la protection de ses propres accès, et la manière dont vous serez informé en cas d’incident.

Côté budget, la détection sur les postes (EDR), la double authentification et la gestion des correctifs avec un délai contractuel doivent figurer dans le forfait. Sinon, ajoutez-les au prix affiché avant de comparer les offres.

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Chez Konica Minolta, nous gérons votre infrastructure informatique selon trois axes : construire l’architecture adaptée à vos besoins de disponibilité et de flexibilité, vous fournir les technologies correspondantes, dans le cloud ou sur site, et les maintenir en conditions opérationnelles, avec une surveillance 24h/24 et des interventions à distance ou sur site.

Nous sommes labellisés ExpertCyber par Cybermalveillance.gouv.fr, et nos centres d’hébergement sont certifiés ISO 27001 et 27017. Nos équipes s’appuient sur 50 agences en France, à moins d’une heure de chez vous. Pour aller plus loin, découvrez nos pages dédiées à la continuité d’activité et à la haute disponibilité des infrastructures.

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Ce que les devis ne montrent pas toujours

  1. La mise en service. Audit initial, outils, documentation : les prestataires annoncent de 0 à 1 mois de contrat, ou 500 à 2 000 €.
  2. Le hors périmètre. Migration, nouveau serveur, déménagement, projet : souvent facturés en régie, de 70 à 120 € de l’heure. Demandez la grille tarifaire, pas seulement le prix du contrat.
  3. Les licences revendues. Microsoft 365, antivirus, sauvegarde : exigez la distinction entre licences et service.
  4. La sauvegarde et la continuité d’activité. Tant qu’une restauration n’a pas été testée, vous ignorez si vous pouvez vous relever. L’ANSSI juge indispensable de préparer en amont un plan de continuité d’activité (PCA), qui maintient l’activité pendant l’incident, et un plan de reprise d’activité (PRA), qui la relance ensuite. Demandez à votre prestataire de les décrire et de les tester.
  5. La réversibilité. Restitution des accès, de la documentation et des sauvegardes, propriété des outils : sans clause écrite, vous êtes captif.
  6. Le parc d’impression. Les imprimantes multifonctions correctement configurées est un équipement fiable, encore faut-il que quelqu’un en ait la charge. Vérifiez qu’il figure à l’inventaire, qu’il est supervisé et mis à jour comme le reste du parc. L’ANSSI note que les attaquants profitent d’équipements peu supervisés.

Sources : 

1- Cybermalveillance.gouv.fr – Rapport d’activité et état de la menace 2025

2- Rapport Data Breach Investigations Report – DBIR – 2026

3- Baromètre France Num 2025 : le numérique et l’intelligence artificielle dans les TPE et PME

4- BPI France Le Lab – 31 % des TPE et PME utilisent l’IA générative

14 octobre 2026
FAQ : Les questions fréquentes des PME sur l’infogérance de son infrastructure
Quel est le prix moyen de l'infogérance par poste ?

Les prestataires français affichent 40 à 100 € HT par poste et par mois pour un niveau standard, et 80 à 150 € pour un niveau étendu avec sécurité renforcée. 

Chez Konica Minolta, nous partons d’un diagnostic personnalisé de votre infrastructure avant toute proposition.

Combien coûte l'infogérance pour une PME de 20 postes ?

Comptez 800 à 2 000 € par mois en standard et 1 600 à 3 000 € en étendu, hors serveurs et hors licences. Chaque serveur ajoute 100 à 500 € par mois selon sa criticité.

Contrat d'infogérance ou facturation à l'heure ?

La facturation à l’heure peut suffire pour une très petite structure. Au-delà de 5 à 15 postes selon les prestataires, un contrat coûte moins cher et finance la prévention. Dans les deux cas, demandez la grille tarifaire de ce qui sort du périmètre.

La sauvegarde et la cybersécurité sont-elles comprises dans le prix ?

Pas toujours. La sauvegarde externalisée et l’EDR figurent surtout dans les formules étendues. Vérifiez qu’elles sont nommées au contrat et que les restaurations sont testées.

La haute disponibilité fait-elle augmenter le coût de l'infogérance ?

Oui. Elle suppose des équipements doublés, des tests réguliers et une surveillance permanente, ce qui dépasse les fourchettes d’un parc standard. Cette dépense se justifie tout à fait quand quelques heures d’arrêt coûtent plus cher que le surcoût demandé. Il faut penser ainsi : quelles seraient les pertes financières si mon entreprise était mise à l’arrêt pendant 1 jour, 2 jours ?

L'infogérance suffit-elle pour être conforme à NIS2

Non. La conformité NIS2 engage l’entreprise, pas seulement son prestataire. L’infogérance apporte les mesures techniques (correctifs, sauvegardes, surveillance), mais la gouvernance et la responsabilité restent chez l’entreprise. A noter cependant qu’en France, la loi de transposition de la conformité NIS2 n’est pas encore adoptée.