Qu’est-ce qu’un malware et comment s’en protéger ?

malware comment s'en protéger

Sur l’année 2024, les malwares de vols d’informations ont compromis près de 3,9 milliards de mots de passe*, grâce à l’infection de plus de 4,3 millions d’appareils ; ces chiffres démontrent à quel point les malwares (logiciels malveillants) représentent une menace croissante pour les entreprises, notamment les PME.

Introduction aux malwares

Qu’est ce qu’un malware et comment agit-il ?

Les malwares (pour “malicious software” ou “logiciel malveillant” en français) représentent des fichiers conçus pour effectuer des actions non autorisées sur les ordinateurs et systèmes informatiques. Ils peuvent se propager par le biais :
d’emails ;

  • de sites Web infectés ;
  • de téléchargements non sécurisés ;
  • de supports amovibles, comme les clés USB, etc.

Ces attaques à la cybersécurité des entités visées peuvent causer de simples nuisances, engendrant un ralentissement de l’activité. Mais elles peuvent aussi relever d’activités criminelles graves incluant le vol d’identité, de données financières ou d’informations confidentielles.

L’utilisation des malwares constitue une pratique courante des cybercriminels :

En 2024, 5 414 victimes d’attaques par ransomwares ont été publiquement recensées dans le monde**, marquant une hausse de 11 % par rapport à 2023. À lui seul, le quatrième trimestre concentrait 1 827 incidents, soit 33 % des attaques de l’année.

 

Les types de malwares les plus courants

Les malwares peuvent se présenter sous différentes formes. Il existe, par exemple, les virus, des programmes qui s’auto-reproduisent en se greffant à des logiciels légitimes.

Autre malware connu : le cheval de Troie. Ce logiciel semble légitime à première vue, mais il exécute des actions malveillantes en arrière-plan.

Les ransomwares constituent une autre forme de malware. Ces logiciels malveillants chiffrent les données de l’utilisateur, empêchant tout accès au système, puis exigent une rançon pour le déchiffrement.

Les spywares, quant à eux, se cachent sur les appareils informatiques afin de surveiller l’activité de l’utilisateur et de voler ses informations sensibles. Enfin, les adwares représentent des logiciels indésirables conçus pour afficher des publicités intempestives sur l’écran des utilisateurs. Ils se font passer pour des programmes logiciels pour s’installer sur l’appareil de l’utilisateur à son insu.

Fonctionnement technique d’un malware (exemple d’une attaque sur une PME)

Vecteur d’entrée : l’hameçonnage (phishing)

Un collaborateur reçoit un e-mail imitant une facture fournisseur. Le message contient une pièce jointe piégée (.doc ou .xls) contenant un malware. Pensant traiter une tâche urgente, l’employé l’ouvre.

Exécution et installation furtive

Le fichier (malware) télécharge sur l’ordinateur en arrière-plan un cheval de Troie (trojan) depuis un serveur distant. Le malware s’installe dans un dossier système et modifie des clés de registre pour s’exécuter à chaque démarrage, tout en échappant à l’antivirus non mis à jour.

Phase de reconnaissance

Le malware cartographie le réseau interne, identifie les partages de fichiers accessibles, les postes sensibles (comptabilité, RH) et les accès non protégés par mot de passe fort.

Élévation des privilèges

En exploitant une faille non corrigée (ex. : Windows non mis à jour), le malware obtient des droits administrateurs, lui permettant de désactiver l’antivirus local, accéder aux données critiques et se propager à d’autres machines.

Exfiltration ou chiffrement

Infostealer (vol de données) : copie discrètement les fichiers sensibles (contrats, RIB, accès clients) vers un serveur pirate.

Ransomware : chiffre tous les fichiers, puis affiche une demande de rançon exigeant un paiement en cryptomonnaie.

Quels sont les risques spécifiques des malwares pour une PME ?

L’entreprise se retrouve paralysée : accès aux fichiers bloqués, système comptable HS, clientèles injoignables. Sans sauvegarde récente ni plan de réponse, les pertes peuvent être critiques, tant sur le plan opérationnel que réputationnel.

Les PME sont particulièrement vulnérables face aux malwares, car elles disposent souvent de ressources limitées en cybersécurité. Un logiciel malveillant peut :

  • Paralyser l’activité : un ransomware peut bloquer l’accès aux fichiers ou systèmes essentiels, interrompant la production, la facturation ou le service client.
  • Voler des données sensibles : certains malwares (comme les infostealers) ciblent les données bancaires, contrats clients, accès aux outils métier ou informations RH.
  • Nuire à l’image de l’entreprise : une attaque rendue publique ou une fuite de données peut affecter la confiance des clients et partenaires.
  • Engendrer des pertes financières : coût de récupération, perte d’exploitation, rançon, frais de communication de crise ou sanctions RGPD peuvent représenter plusieurs dizaines de milliers d’euros.
  • Exploiter l’entreprise comme relais : un malware peut utiliser le système de la PME pour attaquer d’autres entreprises partenaires, mettant en péril des relations commerciales clés.

Reconnaître et détecter les malwares

Signes d’infection et outils de détection

Pour reconnaître et détecter un malware, il s’avère nécessaire de comprendre comment ces logiciels malveillants fonctionnent. Voici les signes d’infection les plus fréquents :

  • ralentissement du système ;
  • crashs ou erreurs fréquentes et inexpliquées ;
  • apparition soudaine de publicités et de fenêtres pop-up ;
  • changement de la page d’accueil du navigateur ou des paramètres de recherche (sans que l’utilisateur intervienne) ;
  • fichiers supprimés ou cryptés ;
  • alertes de sécurité provenant du système d’exploitation ou d’un logiciel antivirus.

Pour détecter ces signes d’infection plus simplement, il reste possible d’utiliser des logiciels antivirus et antimalware, par exemple. Les pare-feu peuvent également bloquer les activités suspectes.

Stratégies de prévention et de protection contre les malwares

Mises à jour, logiciels de sécurité et bonnes pratiques

Les logiciels antivirus et antimalware comme McAfee, Norton, Avast, peuvent scanner et détecter les malwares. Ils utilisent des bases de données de signatures de malwares et des techniques heuristiques pour repérer les menaces et les bloquer avant qu’elles n’agissent.

Garder les systèmes d’exploitation et les logiciels à jour s’avère également crucial pour se protéger contre les malwares. En effet, les mises à jour incluent souvent des correctifs pour des vulnérabilités de sécurité récemment découvertes. Les malwares exploitent fréquemment ces failles pour infiltrer ou endommager un système. En appliquant ces mises à jour, l’utilisation ferme ces brèches de sécurité, rendant plus difficile pour les malwares d’exploiter le système.

Si un malware est détecté, il est important d’agir rapidement pour l’éliminer et limiter les dommages. Cela inclut :

  • l’isolement de l’appareil infecté ;
  • l’exécution d’un scan complet du système avec un logiciel antivirus ;
  • la restauration des systèmes à partir de sauvegardes sûres.

Si nécessaire, consultez rapidement un service d’experts en sécurité informatique.

Que faire si vous êtes infecté par un malware ?

Étapes de nettoyage et de récupération du système

Lorsqu’un ordinateur devient infecté par un malware, il est important d’agir rapidement et méthodiquement afin de nettoyer et de récupérer son système. Pour cela, voici les étapes à suivre :

  • Couper la connexion Internet pour empêcher le malware de communiquer avec un serveur externe ou de se propager à d’autres appareils.
  • Isoler l’appareil, notamment si ce dernier est sur un réseau.
  • Redémarrer en mode sécurisé pour empêcher le malware de se lancer automatiquement.
  • Sauvegarder les fichiers importants sur un disque dur externe ou un service cloud.
  • Scanner l’ensemble du système à l’aide d’un logiciel antimalware pour supprimer ou mettre en quarantaine les fichiers infectés.
  • Supprimer tous les malwares détectés ou mettre en quarantaine si leur suppression n’est pas sûre.
  • Réparer les fichiers système puis réinstaller les applications nécessaires.
  • Changer les mots de passe, en particulier pour les comptes sensibles comme les emails et les services bancaires.

Pour une entreprise, une attaque par malware soulève aussi la question de la responsabilité en interne. Il est essentiel d’analyser la faille exploitée (erreur humaine, absence de mise à jour, mauvaise configuration, etc.) sans tomber dans une logique de blâme. Cette analyse permet d’identifier les axes d’amélioration (procédures, outils, formation).

En parallèle, l’entreprise doit envisager une déclaration auprès des autorités compétentes (comme la CNIL en cas de fuite de données personnelles) et éventuellement déposer plainte. Enfin, la mise en place d’un plan de réponse à incident et de cyber-résilience devient une priorité pour éviter qu’un tel événement ne se reproduise.

Conclusion

L’importance de la vigilance et de la prévention continue

Privilégiez la vigilance et la prévention continue pour éviter les attaques. Le paysage des menaces évolue constamment. Être vigilant permet de rester informé des dernières tactiques des attaquants et d’adapter les stratégies de sécurité en conséquence.

Une attaque peut avoir des conséquences lourdes pour votre entreprise. En 2024, la cybercriminalité a représenté un coût estimé à plus de 100 milliards d’euros pour les entreprises françaises***. Sur cette même année, c’est 67 % des entreprises françaises ont été victimes d’au moins une cyberattaque, dont 21 % par hameçonnage, le vecteur le plus utilisé par les cybercriminels.

Opter pour un accompagnement professionnel, vous permet d’assurer la sécurité des données de l’entreprise et l’intégrité de ses systèmes. Vous conservez ainsi la confiance de vos clients, maintenez vos systèmes en conditions opérationnelles et gagnez en sérénité.

 

Sources :

*selon le rapport “The State of Cybercrime in 2025” de l’entreprise KELA.
**Ransomware Annual Report 2024 – Checkpoint
***Fevad : chiffre sur la cybersécurité 2024-2025

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12 janvier 2026
Les questions fréquentes des PME sur les malwares et attaques informatiques
Pourquoi les PME sont-elles des cibles privilégiées des cybercriminels ?

Les PME sont des cibles privilégiées des cybercriminels car elles sont souvent perçues comme moins bien protégées que les grandes entreprises. Elles disposent rarement de services spécialisés en cybersécurité, utilisent parfois des systèmes obsolètes, et leurs collaborateurs sont moins formés aux risques numériques.

Attaquer une PME peut permettre d’accéder à des données sensibles ou de remonter vers de plus gros partenaires. Moins protégées mais tout aussi exposées, les PME représentent pour les cybercriminels une cible facile et rentable.

Un antivirus gratuit est-il suffisant pour protéger une PME ?

Non, un antivirus gratuit n’est pas suffisant pour protéger une entreprise. Ces solutions sont conçues pour un usage personnel, avec des fonctionnalités limitées et une couverture basique.

Elles ne proposent ni protection réseau, ni supervision centralisée, ni outils avancés de détection (comme l’analyse comportementale ou l’EDR). Pour une PME, les risques sont bien plus élevés : fuite de données clients, blocage d’activité, perte financière.

Il est donc indispensable d’opter pour une solution de cybersécurité dédiée et adaptée à un environnement multi-utilisateurs, avec des capacités de détection en temps réel, de gestion à distance et de réponse aux incidents. C’est un investissement nécessaire pour assurer la sécurité et la continuité de l’activité.

Quelles obligations légales une PME a-t-elle en cas de fuite de données ?

En cas de fuite de données personnelles, une PME est tenue de notifier l’incident à la CNIL dans un délai de 72 heures, dès qu’elle en a connaissance.
Cette obligation s’applique dès lors que la violation de données présente un risque pour les droits et libertés des personnes concernées (clients, salariés, fournisseurs, etc.).

Si ce risque est jugé élevé, l’entreprise doit également informer directement les personnes concernées, de manière claire et rapide. Ne pas respecter ces obligations peut entraîner des sanctions financières importantes. C’est pourquoi il est essentiel de documenter toute violation, même mineure, dans un registre interne, et de mettre en place un plan de réponse aux incidents.